By Peoplesphere On jeudi, juin 26 th, 2014 · no Comments · In
Le 20 juin 2014, l’Union des entreprises luxembourgeoises a été convoquée par le Premier ministre à une réunion tripartite sur le seul sujet de l’indexation automatique des salaires pour le 25 juin. Cette réunion avait pour objet annoncé d’exposer aux partenaires sociaux la position du gouvernement en la matière. Position de l’UEL.

La raison d’être de cette réunion n’était pas donnée et ce pour deux raisons. Premièrement, le gouvernement avait annoncé la solution qu’il avait retenue depuis longtemps alors que l’esprit tripartite présuppose une discussion des points de vue des partenaires sociaux. A noter que le programme du gouvernement prévoyait initialement de légiférer en la matière et qu’il serait tenu compte de la dimension économique de la question. L’UEL constate que les deux engagements n’ont pas été respectés. Deuxièmement, aucune préparation ou concertation n’a eu lieu en amont de cette réunion. Le gouvernement a agi seul. Tout au plus l’UEL a-t-elle pu présenter une proposition en ce domaine dans son Plan de croissance et de confiance remis le 13 juin, proposition qui n’a pas fait l’objet d’une discussion structurée depuis. De plus, le gouvernement n’a pas non plus pris position sur ce plan proposé par l’UEL pour relancer la croissance.

Endiguer le chômage

L’aménagement de l’indexation des salaires n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour endiguer le chômage, réduire le déficit public et rendre nos entreprises plus performantes sur les marchés de la grande région et à l’international. Si d’autres moyens tout aussi efficaces sont proposés, l’UEL est prête à en discuter.
2015 s’annonce comme une année critique pour les entreprises avec en toile de mire la hausse de la TVA et le rétablissement de l’indexation qui vont amplifier la dégradation de notre différentiel d’inflation avec nos concurrents directs, réduire la compétitivité de nos entreprises et avoir dès lors un impact négatif sur la croissance et sur l’emploi. Tout en en référant à son Conseil d’administration avant une nouvelle réunion tripartite annoncée par le gouvernement, l’UEL marque son désaccord sur la forme et sur le fond de la position du gouvernement en la matière.