By Peoplesphere On mardi, avril 29 th, 2014 · no Comments · In
Ce 29 avril 2014, une délégation du LCGB menée par son président national, Patrick Dury, a rencontré le Premier Ministre Xavier Bettel, ainsi que le Vice-Premier Ministre Etienne Schneider, afin de discuter des mesures que le gouvernement devrait prendre pour faire face aux défis qui se posent actuellement à la société luxembourgeoise.

Le LCGB a rappelé que le système d’indexation automatique des salaires et des pensions constitue la seule garantie contre l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens et représente un élément essentiel de la paix sociale de notre pays. Pour cette raison, le LCGB défend le maintien intégral du système luxembourgeois d’indexation automatique des salaires et revendique une réintroduction sans équivoque du mécanisme de l’indexation automatique après octobre 2014.
Puisque l’inflation est actuellement très basse, le Premier Ministre et le Vice-Premier Ministre ont confirmé que le gouvernement n’avait pas l’intention de prolonger la modulation actuelle de l’index et que cette mesure touchera effectivement à sa fin en octobre 2014. En outre, le gouvernement a retenu l’idée de ne pas légiférer si le nombre de tranches indiciaires se limite au cours de cette période législative en moyenne à une tranche par année. Ceci implique concrètement qu’une nouvelle modulation du système de l’index par voie législative interviendra uniquement dans le cas où deux tranches indiciaires se succéderaient, et ce dans l’intervalle d’une seule année. Les dernières prévisions macroéconomiques renseignent qu’un tel cas de figure n’interviendra pas si l’inflation continue à évoluer dans son rythme actuel.

Aide au réemploi

Le LCGB a ensuite rappelé ses revendications dans une série de dossiers qui touchent au droit du travail et au droit social. En ce qui concerne l’aide au réemploi, le LCGB réclame que le gouvernement lutte davantage contre les abus et ne pénalise pas les salariés, comme annoncé par une révision des modalités d’octroi et le plafonnement du montant financé par l’Etat. Au sujet de la limite des 52 semaines de maladie, le LCGB demande clairement la suppression de cette disposition législative et, concernant le maintien intégral du salaire en cas de maladie, le LCGB revendique que le gouvernement procède – suite un arrêt récent de la Cour de cassation – à une révision de la législation en cours.
Pour conclure, le LCGB a réitéré sa demande pour la convocation d’une Tripartie nationale afin d’y discuter des mesures à prendre pour rééquilibrer le budget de l’Etat et pour lutter contre le chômage. Le LCGB oeuvre pour une décision consensuelle au sein d’une telle tripartite et ne pourra pas marquer son accord à toute charge supplémentaire imposée de façon unilatérale aux salariés du secteur privé. Le Premier Ministre et le Vice-Premier Ministre ont souligné à ce propos qu’ils ne sont à priori pas opposés à une convocation d’une Tripartite, mais qu’une telle décision ne pourra uniquement intervenir qu’en cas de très grande urgence.